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26 octobre 2026 1 26 /10 /octobre /2026 18:50

Un « Chemin des Morts » long de de 4,40 km a été emprunté jusqu’en 1807 par les habitants de MONTDIDIER pour convoyer les morts vers LENING, Montdidier étant une annexe de cette paroisse.

Ce chemin, on l’empruntait à la mort du défunt avec un corbillard tracté par des chevaux, quel que fût le temps.

Depuis le village de Montdidier, on descendait par l’actuelle « côte des Mahout » très escarpée, en face de l’ancien presbytère, et  on longeait un pâquis ( un pâturage) et la forêt du Haut Bois, puis on traversait le Grand Bois (ou Grosswald). Après avoir laissé un étang à main droite, on se dirigeait vers l’Albe, dont le franchissement était possible grâce à un pont*. Puis on montait vers le village de Léning pour rejoindre l’église  Saint Barthélémy, flanqué de son cimetière.

                             tracé refait à partir de Google Earth

On ne trouve hélas plus aucune stèle des habitants du Hât-Bôs dans cette nécropole, l’ancienne municipalité ayant préféré les détruire pour empierrer les allées…

*Ce pont aurait été transporté à Abreschviller, où il est toujours en usage.

Dans les années 1990 un gros tronçon de ce Chemin  des Morts faisait partie du sentier « des Deux Roses » et aujourd’hui cette partie balisée par la Communauté des Communes du Saulnois, est entretenue par les bonnes volontés (mairies, associations). Il n’est plus emprunté par les corbillards mais par les randonneurs ou les vttistes.

On peut voir dans le hameau de Montdidier un vieux cimetière et un cimetière plus récent : le vieux cimetière datant de 1848, situé désormais sous la table d’orientation, qui était utilisé au XIXe.  Il pourrait être assimilé à un « cimetière musée ». Le second a été construit fin XIXe le long de la rue principale.

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25 octobre 2026 7 25 /10 /octobre /2026 08:22

L’Association des Amis du Hât-Bôs a le plaisir d' inviter  ses adhérents et leurs amis dans la salle communale de la Mairie pour une soirée conviviale à l’occasion de laquelle sera partagé un apéritif-dinatoire !

           jeudi 19 novembre à partir de 18h

Chacun peut apporter une bouteille ou un encas (saucisson, fruits secs, gâteau salé…) Au plaisir de vous retrouver !

Merci de prévenir si vous venez. Contact  07 70 45 52 89 

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24 octobre 2026 6 24 /10 /octobre /2026 19:14

Si on a commémoré en novembre 2025 l ’expulsion de VAHL -NÉ-MONT, c’est que Montdidier n’était pas le seul village à rejoindre la gare de Dieuze ce 15 novembre 1940 !

Les cars partis de MONTdidier chargent la population de Montdidier (25 personnes) puis celle de VAHL-les Bénestroff (125 habitants) puis une partie de celle de NÉbing (187 habitants). Bien d’autres villages seront concernés par ce déplacement exigé par l’occupant.

Partis de chez eux à 10h30, ils doivent patienter à Dieuze où la locomotive tractant 45 wagons ne part que vers 17h30. Que dire du voyage ? Ce n’était pas le grand confort, des banquettes de bois faisaient l’affaire, et on subissait la promiscuité.  Il a duré 2 jours ; le train devait s’arrêter fréquemment. Les bagages étaient limités à 30 kg par personne. On leur avait permis d’emporter des vivres pour plusieurs jours.

Le train passe à Avricourt, mais le convoi ne s’arrête pas. Bientôt un choc terrible intrigue les passagers, coup de frein brusque, sacs qui tombent des filets. Rupture d’attaches, il faut s’arrêter à Embermesnil. A plusieurs reprises, il leur faut patienter dans les gares, vraisemblablement pour donner priorité aux convois militaires.  L’abbé Albrech raconte qu’il leur a fallu changer de train à Lyon après avoir attendu toute l’après-midi. Comme l’atteste le pointage des wagons à Limoges, tous devaient être dans le même convoi (le train N°25) avant qu’on les sépare à destination.

A Thiviers, il faut trier les bagages, chacun essaye de retrouver son ballot. Le train se sépare en deux convois.  Si Les gens de Guinzeling restent à Thiviers, les autres sont emmenés à Sarlat, Saint Jean de Lampon, ou encore à Nontron. Cette dernière est le point de chute des gens de Montdidier.

Dans cette région, fourmillaient des résistants. D’ailleurs la prison civile est devenue prison militaire. Sous le régime de Vichy la ville a servi de lieu d’incarcération pour les prisonniers politiques et résistants. D’ailleurs le curé de la paroisse de Vahl-Né-Monts aurait pris une part active dans la résistance.
Nontron (qui compte plus de 3000 habitants ) est alors la sous-préfecture du Périgord Vert, elle sera la première à être libérée du joug allemand en juin 1944.

Mais nos Lorrains qui y sont ne reviendront qu’en mai 1945 chez eux à Montdidier (soit un an plus tard) pour réaliser que plusieurs maisons sont gravement endommagées et que l’église a subi un deuxième bombardement pendant les combats de la Libération.

Des liens ont été tissés entre Nontron et Montdidier. En 1995, les trois villages ont été accueillis par la municipalité de Nontron. Et lors de la récente commémoration de 2025, les Périgourdins ont été invités par nos communes.

 

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14 octobre 2026 3 14 /10 /octobre /2026 08:32

Si les évacués de la première vague sont déjà rentrés après un an d’absence, ceux de la deuxième zone s’apprêtent à plier bagage. Les rapatriés pleurent leurs maisons détruites, les hommes (maris et fils)  - les Malgré Nous- qu’on enrôle dans l’armée du IIIe Reich… Une administration allemande s’installe et on « germanise ». Situation que ne connaîtront pas les expulsés de la deuxième vague. Mais ces derniers ne reviendront qu’en 1945 !

Départ 15 novembre 1940 – Retour 13 mai 1945

                                 Chronologie de l’évacuation

15 novembre :

7 h 45 du matin : c’est la dernière messe, les trois cloches sonnent.

8h45  La population a RV devant la mairie ( ou l’église ?) avec les bagages : 30 kg par personne. En superpose ses vêtements sur soi, comme le curé qui revêt deux soutanes.

Itinéraire des expulsés : de Montdidier à Nontron.

                                                                                Carte de fond Géoportail- Itinéraire tracé par J.Dallem

9h 30 C’est le départ des premiers cars vers Dieuze (après l’inventaire et la récupération des livrets d’épargne par l’occupant, et la fermeture des portes

10h30 A Vahl on complète le car et arrivent encore deux autres cars

Arrivée en Gare de Dieuze

Montdidier 24 habitants prendront le train. Ils voyageront avec 187 habitants de Nébing  et 125 habitants de  Vahl-les-Bénestroff.

En gare de Dieuze, on cherche les cheminots cachés, on remet une feuille d’expulsion à signer dans un wagon réservé aux administrateurs…

17h 30 départ du train

17h55 passage à Avricourt en Meurthe (ligne frontière) on roule de nuit. Coup de frein brusque, panne… arrêt à Embermesnil

16 novembre : Direction Toul, Neufchâteau, Dijon, Châlons/Saône, Mâcon, arrêt d’une heure, Lyon (arrêt toute l’après-midi) changement de train

St Etienne, Roanne, Vichy, Montluçon, arrêt, limoges (arrêt 2 heures)

16h Gare de Thiviers. Répartition de la population dans plusieurs communes (cf  p.106 du livre de G. Modéré « Racines de Montdidier »)

19 heures On quitte Thiviers pour Nontron

21 heures arrivée à Nontron, en Dordogne

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13 octobre 2026 2 13 /10 /octobre /2026 15:01

Un chassé-croisé

Quand les expulsés germanophones de la 1ère vague évacués en Charente ou au Pas de Calais revenaient dans leurs villages dévastés et pillés, la région francophone, où se situait Montdidier vivait dans l’incertitude en septembre 1940… et ce depuis mai… Ses habitants pouvaient-ils rester au village alors que la Moselle était désormais annexée au Reich ?

Que s’est-il passé à Montdidier entre septembre 1939 et novembre 1940 ?

Des troupes passent dans les villages (414e RP, 404e DCA, 310e, 152e 35e )

9 au 10 Mai 1940 Un bombardier contraint d’atterrir à Vahl, atteint par la DCA.

10 juin 1940 les soldats construisent le long de la rue des baraques en sapin pour les tanks et prélèvent les pierres des murs de jardin.

14 juin 1940 les habitants sont prêts avec les attelages à partir, à endosser l’uniforme… On les a abandonnés.

A 7 heures du matin a lieu un bombardement ennemi sur Bénestroff. Les habitants de Lening, Francaltroff Insming fuient…se réfugient à Vahl.

On s’interroge sur le sort des jeunes incorporés de Montdidier, Vahl, Nébing au 81e sur la ligne Maginot. Voilà que les Allemands déferlent sur Francaltroff. Canonnades sur Montdidier

 

5 habitants tués

WAGNER Marie épouse ROCH (née le 4.3.1871 à Munster, domestique, 2e épouse de ROCH Joseph) 69 ans décédée par obus entre 14h30 et seize heures

Mlle CORDIER Marie Claire Aimée (née le 26.10.1888 entre 14h30 et 16h) 52 ans

Mlle GUERBERT Louise Marie (21. 11. 1900  +  entre 14 h 30 et 16 h) 42 ans

TRIBOUT René François Joseph (1.3.1933 + entre 14h30 et 16 h ) enfant de 7 ans

Enfant : la petite Odette Guerbert

                Actes de décès du registre de l'Etat Civil de Montdidier : figure en marge "tué par un obus"

Blessés

Mme TRIBOUT François Joseph né en 1904 (36 ans)

Mlle GUERBERT Augustine

Mme CORDIER Julie Marguerite née en 1888 + à Dieuze le 22.12.1992 (52 ans) Jambe arrachée

Retrouvée le lendemain, emmenée par les Allemands pour être soignée à Neunkirch

Eglise détruite, cinq maisons à moitié démolies

 

En Juillet 1940 on procède à la germanisation des noms de villages.

En août : l’administration germanophone s’installe.

 de Septembre à novembre : inventaire des cultures, du bétail

8 novembre : Une commission d’expulsion décide de ne pas expulser cheminots, cantonniers et postiers (l’Allemagne en a besoin)

On procède aussi à l’Inventaire des vélos, motos, autos.

Il est désormais Interdit de faire la messe en français.

12 novembre : les expulsions commencent, on conseille aux gens de bien cacher son argent

13 novembre : des Bitchois revenus de Charente qui pensaient pouvoir rentrer chez eux devaient remplacer les expulsés…

 

14 novembre : le village doit tout quitter. (à suivre)

 

Sources : Bulletins paroissiaux du Père Albrech, numérisations de l'Etat Civil (J.Dallem), "Racines de Montdidier" (Gilbert Modéré)

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10 octobre 2026 6 10 /10 /octobre /2026 12:03

La Communauté des Communes du Saulnois avait affrété ce samedi un bus à destination des maires pour découvrir plusieurs sites, notamment celui de Montdidier ! Un topo sur « l’évacuation de 1940 des VAHL-NÉ-MONT » devant la fresque figurait au programme.

Dix minutes seulement m’étaient accordées pour relater cet événement dont la plupart des participants ne sont déjà plus de ce monde. Il en reste certes, ils étaient alors âgés de 2 ans, comme Gilbert, mais leur mémoire d’enfant n’a pas pu être d’un secours pour témoigner. Il reste cependant des écrits, comme ceux reportés dans le livre de Gilbert Modéré « Racines de Montdidier » et ceux livrés par Mme Mireille Sanson (sur le panneau installé sur la façade de l’église).

Je souhaite faire partager cette présentation aux lecteurs du blog, intéressés par l’histoire locale.

Montdidier a vécu la 2e vague de cette évacuation .Ceux de la première vague partis en septembre 1939 au Pas de Calais en Charente étaient déjà revenus quand la zone bleue, celle concernant Montdidier, a été vidée de ses habitants. La population de Montdidier était francophone, ceci explique cela !

Dans cette zone évacuée, on a installé de 1940 à 1945, malgré eux des Bitchois, germanophones, revenus de Charente pour poursuivre la politique d'annexion au 3e Reich …

Avant leur expulsion, les gens de Montdidier étaient restés plusieurs mois sur le « qui vive ». Ils espéraient encore que la Ligne Maginot les mettrait à l’abri. Mais les troupes allemandes avancent :  Montdidier subit en juin 1940 une canonnade qui détruit l’église, cinq maisons, tue 5 personnes et en blesse 3.

Le 15 novembre 1940, l’ordre d’évacuer le village de Montdidier est donné. (à suivre)

 

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9 octobre 2026 5 09 /10 /octobre /2026 16:33

Invitation du Conseil de Fabrique : messe et cors de chasse à Montdidier le 8 novembre suivi d'un repas à Albestroff.

 

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8 octobre 2026 4 08 /10 /octobre /2026 10:49

La municipalité a opté pour de nouveaux horaires de permanence de mairie afin de permettre à tous ses administrés, qu'ils soient retraités ou salariés, de s'y rendre.

Dorénavant, il est possible d'y être accueilli  le mardi de 16h à 18 h ou le jeudi de 16h à 18 h

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7 octobre 2026 3 07 /10 /octobre /2026 16:57

Les passagers de la SNCF sont de plus en plus nombreux à utiliser leur vélo pour rejoindre leur village. Tous n’habitent pas dans la ville desservie par les trains. Un effort a été fait pour leur permettre de mettre leur vélo à l’abri ou l’attacher… même si parfois la végétation prend le dessus comme ici à Bénestroff !

Or on ne réalise pas qu’ils doivent porter leur engin dans les escaliers… Installer des rails dans les petites gares de Morhange et Bénestroff, pour faciliter la tâche aux usagers, serait un plus ! A bon entendeur salut !

 

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6 octobre 2026 2 06 /10 /octobre /2026 11:45

Cette année, plus tard que d’habitude *, on assiste au lever du soleil sur le versant Sud Est à un spectacle féérique : entre les arbres la brume monte et fait des vagues blanches dont on ne se lasse pas.

Terre encore chaude, air frais : une combinaison surréaliste pour le plaisir des yeux !

*généralement ce type de paysage apparaît déjà début septembre ! Mais avec le réchauffement climatique, tout est décalé 

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