Cette année devrait être riche en cerises. Si les gelées ne s’en mêlent pas la récolte sera exceptionnelle.
Les Saints de Glaces ou Saintes Glaces ( 11 mai St Mamert, 12 mai St Pancrace et 13 mai St Servais ou Boniface et le 25 mai St Urbain, peuvent encore jouer les trouble-fêtes et abîmer les plants dans les jardins, mais quid des cerises ?
Le dimanche 17 juin, l'Association des Amis du Hât-Bôs organise une manifestation inédite au village : un vide-grenier. Celui-ci est réservé aux particuliers.
Les gens du Hât-Bôs, comprenez du « Haut Bois » ont coutume d’appeler l’endroit situé derrière le château « le Cul de la Côte ». Vraisemblablement parce qu’il est situé à la fin de la colline sur laquelle a été bâti le village.
Mais je parierais que bientôt cet endroit sera aussi lisse qu’un cul !
En effet, ce champ de feu Prosper Potier a été vendu en 2017 par la SAFER à un exploitant agricole d’Albestroff. Ce dernier a entamé un gros programme de défrichage, de déboisage, de déforestation.
Il suffit d’y faire un crochet pour constater que les beaux arbres sont désormais réduits à l’état de bois de chauffage… Le but est de faire de ces hectares de bois un parc à moutons.
C’est pitié de voir les arbres centenaires qu’on abat ici ! N’existe –t-il pas une clause dans les ventes de ce types de terrain pour maintenir des arbres, vu que leurs racines tiennent la terre, et donnent de l’ombre aux troupeaux ?
On sait que le Hât-Bôs a déjà connu de nombreux épisodes de glissements de terrain. Il faut espérer que cela ne se reproduira pas.
Avec la chaleur des derniers jours, tous les arbres ont déjà fleuri : d’abord l’épine blanche et le merisier, puis le pêcher, cerisier, le magnolia, le mirabellier, ensuite le pommier, et maintenant c’est au tour du cognassier.
Et cette fois-ci encore, je suis restée scotchée devant un arbuste ornemental planté devant ma maison : le houx ! Jamais encore il n’avait eu autant de fleurs, à moins que je n’y ai pas prêté attention les années passées…
De petites fleurs blanches odorantes sont groupées à l’aisselle des feuilles. L’arbre est splendide en ce moment.
Comme le houx vit 200 ans, il me survivra avant de terminer, qui sait , en bois de marqueterie ou d’ébénisterie…
La rhubarbe pousse bien en cette fin d’avril dans nos jardins. L’heure est à la confection de tartes ou de confitures. A la Réunion, cette plante est également cultivée, mais peu de gens, hormis les Lorrains y résidant, savent l’utiliser.
Comme une vendeuse de fruits et légumes m’a interrogée sur le sujet, j’ai pensé qu’il serait intéressant de mettre cette recette en ligne ! Alors voilà, on coupe les tiges de la rhubarbe, on enlève les feuilles vertes et ensuite, avec un couteau, il faut éplucher les tiges tendres. Puis, il suffit de fendre les tiges dans le sens de la longueur, de les couper en petits dés sur une planche.
Dans un saladier, ajouter du sucre et laisser tirer le jus. Cela évite que le fruit soit trop acide. (le jus peut être bu, pur ou dilué, c’est un bon laxatif)
Deux ou trois heures plus tard, on met les fruits sur un fond de pâte sablée. Piquer le fond avec une fourchette. Bien répartir tous les petits dés. Ajouter une « miguaine « (de l’œuf battu, de la crème fraîche, du sucre qu’on bat bien).
Mettre au four ! Laisser dorer et déguster...
Suggestion On peut aussi mettre cette rhubarbe dans une casserole et faire réduire. La compote obtenue (même tiède) accompagne bien les glaces à la vanille…
Ne pas s’y méprendre : rien d’optimiste dans ce titre. Simplement une info pour expliquer que l’endroit où stationnait en 1940 la DCA sera bientôt comblée par le nouveau propriétaire du terrain situé sur le Cul de la Côte.
Au sommet, des tranchées émoussées creusées par l’homme puis habitées par des blaireaux, rappellent un triste moment vécu par les gens du Hât-Bôs au milieu du XXe siècle. Dans une grande cavité, que nous a montrée Gaby Ancel se trouvait une batterie de DCA.
Du 9 au 10 mai la DCA touche un gros bombardier qui doit atterrir sur Vahl les Bénestroff.
Le village de Montdidier a été bombardé par l’occupant le samedi 15 juin 1940, et cinq personnes ont été tuées : Mme ROCH Marie, Mme Cordier Marie, Mlle Guerbert Louise, le petit René Tribout, la petite Odette Guerbert. Trois autres personnes ont été blessées : Mme François Tribout, Mlle Augustine Guerbert et Mlle Marguerite Cordier.
Jamais encore je n’avais prêté attention à la floraison des noyers. C'est le moment d'observer l'explosion des fleurs dans la Nature. Un plaisir sans cesse renouvelé !
Des chatons, ou fleurs mâles, pendent joliment à la base des branches de l’année précédente...
… alors que les fleurs femelles au stigmate bilobé grossissent aux pousses de l’année en cours.
Dans les fleurs d’un pommier, j’ai aperçu un hanneton vert métallisé, non plutôt deux hannetons verts métallisés.
A y regarder de plus près, j’ai pu identifier une « cétoine dorée » qui ne se laissait pas perturber en butinant la fleur pendant que son compagnon s’accrochait à elle…
Ce scarabée (cetonia aurata) est aussi appelé le « hanneton des roses ». En effet la cétoine aime les roses sauvages (églantines). Les horticulteurs s’en plaignent car elle grignote les étamines)nElle affectionne aussi les troènes, les chardons, l’aubépine, le sureau, les ombellifères...
Sa larve se développe dans la terre ou des souches d'arbres, elle est inoffensive, contrairement à d'autres larves.
Hier, en soulevant une tôle tombée au pied d’un tas de bois, j’ai eu une surprise : une musaraigne et sa portée avaient élu domicile sous cet abri de fortune et quand j’ai déplacé leur toit, la femelle avec une flopée de souriceaux accrochés à ses mamelles a fui, oubliant un de ses petits.
Ce dernier, pas plus grand qu’une feuille de chêne était hagard : complètement égaré, il cherchait à retrouver les fuyards. J’en ai profité pour le photographier …